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Bordeaux : Un ultime espoir pointe le bout de son nez pour la survie du club

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Au bord du gouffre, Bordeaux cherche désespérément une solution pour éviter le dépôt de bilan et donc la mort du club. En coulisses, une solution existe. Les supporters reprennent espoir.

Le verdict est tombé et il fait mal. Relégué sportivement en Ligue 2 après une saison catastrophique, Bordeaux n’a pas obtenu le feu vert de la DNCG pour repartir dans l’anti-chambre de la Ligue 1. C’est en National que les Girondins iront la saison prochaine. Un cataclysme pour le club dirigé par Gérard Lopez, désigné coupable d’une situation beaucoup trop instable depuis des mois pour ne pas lui mettre à crédit ce fiasco. Si les dirigeants bordelais envisagent un recours de la dernière chance devant le CNOSF, celui-ci a trop peu de chance d’aboutir. L’espoir est ailleurs. Du côté de la mairie.

14 millions bientôt injectés ?

Les supporters reprennent espoir ces dernières heures avec la possibilité de voir la mairie de Bordeaux venir combler le déficit. Un trou de 14 millions d’euros. Conseiller municipal et ancien marie de la ville, Nicolas Florian évoque publiquement un scénario dans lequel la mairie met la main à la poche pour éviter le pire aux Girondins de Bordeaux : « Aujourd’hui, la décision est une rétrogradation en National. Les clubs de National ont pour beaucoup le statut de club professionnel. Quand on regarde le budget moyen de ces clubs, on tourne entre 2 et 3 M€. On m’explique que la décision de rétrogradation, nous amènerait à un dépôt de bilan. Là-dessus, je pense qu’on doit pouvoir développer un certain nombre d’éléments pour aider le club, et qu’à moindre mal, on puisse repartir en National et non pas en National 3. Quelle est la surface financière nécessaire aux Girondins de Bordeaux pour éviter le dépôt de bilan, et redémarrer en National, et dans quelle mesure on peut y participer. C’est une porte qu’il ne faut pas exclure, et admettre par avance que le dépôt de bilan est inévitable. Tentons de prendre un petit coup d’avance et d’avoir un minimum d’anticipation, pour aider le club à se maintenir en National. On sent qu’il y a une union locale pour le devenir de ce club, c’est trop important pour nous, et je distingue le devenir du club de la situation du stade. Il ne faut pas confondre les deux. La priorité est de tout mettre en œuvre pour sauver le club des Girondins de Bordeaux ».

Gérard Lopez y croit encore

De son côté, Pierre Hurmic, l’actuel maire de Bordeaux, n’évoque pas d’implication ni d’engagement de la ville. Mais il continue de croire au sauvetage des Girondins : « Il reste une lueur d’espoir. On le vit douloureusement ici à Bordeaux, avec tristesse, amertume et surprise. Les Bordelais sont très attachés à leur club, qui est inscrit dans l’histoire sportive depuis 140 ans, c’est un mauvais moment ». Sur les réseaux sociaux, les supporters s’organisent. Une pétition circule, des appels à manifester ce week-end sont déjà lancés. La solidarité fait rage pour un club historique du football français qui ne mérite clairement pas ce qui lui arrive. De son côté, Gérard Lopez reste optimiste, sans pour autant convaincre : « Lors du premier passage, nous étions critiquables sur la vente des joueurs. Or aujourd’hui, nous avons des offres et le montant dépassera ce qui a été demandé. Nous n’avons toujours pas la motivation de la décision de la Fédération et c’est très grave, car nous ne pouvons pas faire appel sans la motivation. Soit elle est extrêmement longue, soit il y a une autre raison. Nous allons arriver au week-end sans pouvoir demander un appel en urgence. Nous ne sommes pas ici pour mendier, nous avons le budget et les fonds pour la saison en Ligue 2. Nous avons fait tout le travail nécessaire.

Je crois à 100% à nos chances de jouer en Ligue 2 ».

La balle est donc dans le camp de la LFP. En espérant une issue favorable à une situation, il faut l’avouer, très inquiétante pour les Girondins de Bordeaux.