Joueurs

OM : ce que les titularisations de Bezahaf et Kamissoko disent de l’effectif

Privé de plusieurs joueurs à Troyes, le 11 octobre 2026, Bruno Genesio a lancé Kelyann Bezahaf et Nouhoum Kamissoko.

Rémi Castellani
OM : ce que les titularisations de Bezahaf et Kamissoko disent de l’effectif
Un corner tiré au ras du poteau. Les titularisations de Bezahaf et Kamissoko à Troyes renseignent sur la profondeur de l’effectif de l’OM.

En bref

  • L’OM se présentait dans l’Aube avec quatre défaites de suite en Ligue 1, et de nombreuses absences fragilisaient l’équipe, souligne Le Figaro.
  • Son parcours chez les jeunes comporte des repères solides : une Coupe Gambardella gagnée en 2024 et une expérience en Youth League.
  • Ces deux titularisations restent un repère daté, celui d’un OM contraint de puiser dans sa jeunesse au cœur d’une mauvaise passe, en octobre 2026.

Le dimanche 11 octobre 2026, pour le déplacement de l’Olympique de Marseille à Troyes, Bruno Genesio a confié à Kelyann Bezahaf, 20 ans, et à Nouhoum Kamissoko, 21 ans, leur première titularisation chez les professionnels, selon le portrait publié par Le Figaro. Au-delà du match lui-même, ces deux choix de composition éclairent l’état de l’effectif olympien à ce moment de la saison : un groupe amputé de plusieurs joueurs, obligé de chercher des réponses en interne, et des jeunes qui doivent encore prouver qu’ils valent mieux qu’un rôle de remplaçant de circonstance.

Une composition dictée par les absences

Le contexte comptait autant que les noms. L’OM se présentait dans l’Aube avec quatre défaites de suite en Ligue 1, et de nombreuses absences fragilisaient l’équipe, souligne Le Figaro. Le quotidien en tire une conclusion simple : Marseille devait trouver des solutions dans ses propres rangs. Genesio a donc misé sur deux joueurs passés par les structures du club.

4défaites de suite en Ligue 1 avant Troyes
2premières titularisations professionnelles le même soir

Deux postes, deux indisponibilités précises

Chaque titularisation répond à un manque identifié. Bezahaf a été installé sur le côté droit de la défense, pour remplacer Timothy Weah, suspendu. Kamissoko a pris place dans l’entre-jeu afin de suppléer Pierre-Emile Højbjerg, absent. Il ne s’agissait donc pas d’un remaniement de fond de l’équipe, mais de deux réponses ciblées à deux absences connues.

Cette lecture a une conséquence directe : la présence de ces jeunes dans le onze tenait d’abord aux circonstances. Le Figaro le formule à sa manière en évoquant des joueurs qui ont désormais à convaincre leur entraîneur, et non des titulaires déjà installés.

Bezahaf, un parcours entièrement marseillais

Kelyann Bezahaf est né en mai 2006 à Martigues. Passé par le FC Chateauneuf-La Mède, il a rejoint le centre de formation de l’OM en 2017, puis a franchi les étapes une à une. Le Figaro voit en lui un joueur entièrement formé à Marseille.

Son parcours chez les jeunes comporte des repères solides : une Coupe Gambardella gagnée en 2024 et une expérience en Youth League. Il a signé son premier contrat professionnel à l’été 2026. Utilisé plus haut sur le terrain auparavant, il a été replacé en défense, et il avait déjà découvert la Ligue 1 lors d’une entrée en cours de match contre le PSG.

Des ballons de football alignés le long d’une barrière au bord d’une pelouse d’entraînement
Des ballons prêts pour l’entraînement : les titularisations de Bezahaf et Kamissoko renseignent sur la profondeur de l’effectif de l’OM. Source : Pixabay. Photographe : planet_fox. Licence : Pixabay Content License.

Ce profil illustre une manière de faire progresser un jeune au club : une formation longue, un passage par la Youth League, un premier contrat, puis une titularisation au moment où l’équipe en a besoin.

Kamissoko, la voie malienne et le détour par Châteauroux

Le chemin de Nouhoum Kamissoko est tout autre. Né en décembre 2004 dans la capitale du Mali, il a été formé aux Étoiles du Mandé, une académie que Le Figaro décrit comme réputée pour faire éclore de jeunes talents maliens. Il a signé à l’OM en 2023, à 18 ans.

À Marseille, il a d’abord poursuivi sa progression avec la réserve, avant un prêt à Châteauroux pour la saison 2024-2025. Revenu ensuite dans la cité phocéenne, il cherchait à s’imposer chez les professionnels, et cette première titularisation lui a ouvert une porte.

Son trajet montre l’autre versant de la politique olympienne avec les jeunes : faire venir un joueur formé à l’étranger, le faire mûrir en équipe réserve, puis le prêter avant de lui donner sa chance dans le groupe pro.

Ce que ces choix disent de l’effectif

  • Un groupe réduit : Le Figaro décrit un effectif amoindri depuis un certain temps, au point que les absences imposaient des solutions internes.
  • Une jeunesse mise à contribution : Bezahaf et Kamissoko ne sont pas seuls, puisque le quotidien cite aussi Alexi Koum et Keyliane Abdallah parmi les jeunes appelés à prendre plus de responsabilités.
  • Des réponses ponctuelles : chaque titularisation comblait une indisponibilité précise, une suspension d’un côté, une absence de l’autre.

Une place à gagner, pas encore acquise

Le Figaro tempère lui-même l’enthousiasme : être convoqué ne garantit pas de jouer. L’enjeu, pour ces jeunes, est de persuader Bruno Genesio qu’ils peuvent devenir autre chose que des solutions de dépannage. Le retour des joueurs absents pourrait rebattre les cartes, et la suite dépendra des choix de l’entraîneur.

Pour le déroulé de la rencontre dans l’Aube, voir notre compte rendu du match à Troyes. Ces deux titularisations restent un repère daté, celui d’un OM contraint de puiser dans sa jeunesse au cœur d’une mauvaise passe, en octobre 2026.

Photo à la une. Source : Pixabay. Photographe : SeppH. Licence : Pixabay Content License.

Rémi Castellani

Rémi Castellani suit les transferts et l'actualité du football pour Media Foot. Ancien responsable de la communication d'un club amateur du bassin marseillais, il a gardé l'habitude de recouper une rumeur auprès de deux sources avant d'en parler. Il tient un carnet où il note chaque transfert annoncé et ce qui s'est réellement passé ensuite.