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Être moyen est toléré, ne pas se donner ne l’est pas, selon Di Meco

Sur RMC, l’ancien défenseur marseillais s’adresse au groupe de Bruno Genesio après la défaite à Sturm Graz et fixe le seuil d’engagement que le public attend.

Yanis Haddad
Être moyen est toléré, ne pas se donner ne l’est pas, selon Di Meco
Photo d’illustration. Des tribunes vides, décor d'une saison en Régional 1 pour les Girondins après le vote unanime de la Ligue.

En bref

  • Éric Di Meco s’exprime sur RMC après la défaite de l’OM à Sturm Graz.
  • Il dit que le public a accepté une saison compliquée mais réclame un minimum.
  • Il demande de se dépouiller, de montrer sa fierté du maillot et de faire le maximum.

Quand une équipe n’a plus de certitudes sportives, il lui reste une exigence que personne ne peut lui retirer : l’effort. C’est le point sur lequel Éric Di Meco a choisi d’insister après la défaite de l’Olympique de Marseille à Sturm Graz, sur le ton d’un ancien du club qui connaît le poids du maillot.

Un message adressé au groupe de Genesio

L’OM s’est incliné 1-0 contre Sturm Graz, un jeudi, en Ligue Europa. Maxifoot y voit une nouvelle défaite de l’équipe marseillaise, un résultat qui a conduit Éric Di Meco à prendre la parole au micro de RMC. L’ancien défenseur marseillais s’adresse directement aux joueurs de Bruno Genesio, plutôt qu’au seul entraîneur.

Son propos tient moins du réquisitoire que d’un rappel de ce que le club représente. Il ne cherche pas à détailler les raisons du mauvais moment traversé : il fixe un seuil, celui que le public est en droit d’attendre quoi qu’il arrive. Le message vise l’ensemble du vestiaire, et non un joueur en particulier, ni le choix d’un schéma ou d’une composition.

Des limites reconnues, un engagement réclamé

Selon Maxifoot, Di Meco connaît les limites de l’effectif phocéen. Le site ajoute qu’à ses yeux, les supporters ont intégré l’idée d’une saison pénible, mais exigent que les joueurs se livrent sans réserve sur la pelouse. Le raisonnement est donc double : la qualité du groupe peut être discutée, mais l’attitude, elle, ne se négocie pas.

Cette lecture déplace la pression. Ce n’est plus le résultat qui est mis en avant, mais la manière de se comporter sur la pelouse. Di Meco le formule ainsi : « Vous avez une chance énorme de porter ce maillot et d’avoir des supporters qui ont compris que la saison allait être compliquée, que vous n’y êtes pour rien. »

« Personne ne vous tiendra rigueur d’être moyen. Il y a un minimum à faire et tout le reste vous sera excusé. »

Éric Di Meco, ancien défenseur marseillais, sur RMC

La phrase est modeste sur le plan sportif et exigeante sur le plan moral : être moyen est toléré, ne pas se donner ne l’est pas. Di Meco dit aussi aux joueurs qu’ils n’ont aucune responsabilité dans le fait que la saison s’annonce compliquée, ce qui les libère d’un poids tout en leur laissant une seule obligation.

Ce que Di Meco attend sur le terrain

Le message se résume à trois demandes concrètes, que Di Meco présente comme le minimum à fournir :

  • se dépouiller sur le terrain ;
  • montrer qu’on est fier de porter le maillot ;
  • faire le maximum.

Aucune de ces demandes ne porte sur un schéma tactique ou un choix de joueur. Elles visent l’engagement, c’est-à-dire ce qui dépend entièrement de ceux qui entrent sur la pelouse.

Le détail de la situation du club et des positions de Di Meco figure aussi dans cet article sur Genesio et Di Meco. Après la défaite européenne contre Sturm Graz, Maxifoot décrit ses propos comme une adresse directe aux joueurs de Bruno Genesio, avec trois exigences simples : se donner, assumer le maillot et fournir le maximum.

Photo : Sarah Engelhardt / Pexels

Yanis Haddad

Yanis Haddad écrit sur la Ligue 1, les coupes d'Europe et la vie des clubs pour Media Foot. Il a commencé en rédigeant des fiches de match pour un site de supporters pendant ses études à Aix, et il garde le goût des statistiques simples qui expliquent un résultat. Le dimanche matin, il joue au foot à sept avec ses amis d'enfance.