Olympiakos à Marseille : la préfecture autorise les supporters mais encadre leur présence près du stade
Le 13 octobre 2026, la préfecture de police a démenti toute interdiction de déplacement visant les fans de l’Olympiakos avant leur match de Ligue Europa contre l’OM, le 15 octobre.

En bref
- Elle a contredit à cette occasion les informations communiquées par le club grec.
- Les explications sur l’arrêté préfectoral et sur la compétence du ministre de l’intérieur sont attribuées à la préfecture de police.
- La préfecture lui fixait deux objectifs, d’après le quotidien :
Le mardi 13 octobre 2026, la préfecture de police a fait savoir que les fans de l’Olympiakos pouvaient venir à Marseille pour affronter l’OM en Ligue Europa, rapporte Le Figaro. Elle a contredit à cette occasion les informations communiquées par le club grec. Selon ses explications, la confusion venait d’un arrêté préfectoral qui interdisait aux fans grecs, au nom de la sécurité, de se prévaloir de leur qualité de supporters aux abords du stade et dans le centre-ville. La préfecture a aussi dit avoir eu besoin de renforts des forces de sécurité intérieure pour trancher.
Le démenti adressé à l’Olympiakos FC
La mise au point est venue d’un porte-parole, cité par Le Figaro, qui s’exprimait au nom de la préfecture de police. Il a assuré qu’aucune mesure n’interdisait aux supporters grecs de venir à Marseille. Il a présenté cette affirmation comme contraire aux informations diffusées par l’Olympiakos FC, que sa déclaration nomme expressément. Dans les propos que lui prête le quotidien, ce porte-parole intervient sur deux points : ce démenti et le besoin de renforts. Les explications sur l’arrêté préfectoral et sur la compétence du ministre de l’intérieur sont attribuées à la préfecture de police.
La rencontre concernée se jouait le jeudi 15 octobre 2026 au soir, au stade Vélodrome. Le quotidien, qui a fait de l’autorisation le titre de son article publié le 13 octobre 2026, y décrit l’Olympiakos comme le club grec appelé à affronter l’Olympique de Marseille ce soir-là, et précise que ses supporters pourraient faire le voyage jusqu’à Marseille à l’occasion de ce match.

Un arrêté préfectoral visant deux secteurs de la ville
D’après la préfecture de police, l’incompréhension du club grec, pour reprendre le mot employé par Le Figaro, trouvait son origine dans un arrêté pris par la préfecture elle-même. Ses explications, telles que les rapporte le quotidien, portent sur deux mesures :
- l’arrêté préfectoral : motivé par des raisons de sécurité, il porte sur les abords du stade et sur le centre-ville, où il interdit aux fans grecs de se prévaloir de leur qualité de supporters ;
- l’interdiction de déplacement de supporters : selon la préfecture, un arrêté de ce type relève du seul ministre de l’intérieur, et aucune interdiction de ce genre ne visait les supporters grecs.
Le mouvement des lycéens et la question des renforts
Le porte-parole s’est aussi exprimé sur le moment choisi pour se prononcer. Selon lui, il fallait impérativement disposer de renforts issus des forces de sécurité intérieure pour statuer sur l’accueil des fans grecs. D’après Le Figaro, il a lié ce besoin au mouvement des lycéens, que le quotidien présente comme en cours en France depuis plusieurs semaines au 13 octobre 2026.
Un dispositif de sécurité adapté pour le 15 octobre 2026
Le Figaro rapporte aussi l’annonce d’un dispositif de sécurité adapté, qui devait être déployé pour cette étape du parcours européen de l’OM au Vélodrome. La préfecture lui fixait deux objectifs, d’après le quotidien :
- pour les visiteurs, recevoir les fans grecs dans les meilleures conditions ;
- pour la ville, garantir la sécurité de toutes les Marseillaises et de tous les Marseillais.
Ce que l’article du Figaro ne précise pas
- le contenu exact de la communication de l’Olympiakos FC que la préfecture a contredite, et la date à laquelle le club l’avait diffusée ;
- la date de signature de l’arrêté préfectoral, sa durée d’application, les limites exactes des zones visées et les sanctions prévues en cas de manquement ;
- les comportements couverts par l’interdiction de se prévaloir de la qualité de supporter ;
- le volume des renforts demandés et les unités dont ils devaient provenir ;
- le nombre de supporters grecs attendus à Marseille et leurs conditions d’accès au stade ;
- les effectifs et les horaires du dispositif de sécurité prévu pour le match ;
- d’éventuelles réactions de l’Olympiakos FC ou de l’OM à l’annonce de la préfecture.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Eslam Mohammed Abdelmaksoud. Licence Pexels.
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