Le PSG offre des protections périodiques au Parc des Princes
Trente-cinq boîtes garnies avant chaque rencontre, une idée née d’échanges avec des supportrices : Paris rejoint un petit groupe de clubs français équipés.

Depuis le début de la saison, le PSG met gratuitement des protections périodiques à disposition de ses supportrices, grâce à 35 distributeurs posés dans les toilettes des femmes du Parc des Princes.
En bref
- Le dispositif a fait son apparition lors de la première réception de la saison, face à Monaco, au mois d’août, selon ICI Paris Ile-de-France , qui a révélé l’initiative le jeudi 8 octobre.
- Beaucoup de supportrices leur disent que l’initiative est « simple, mais très utile », puisqu’elle répond à une situation déjà vécue par beaucoup de femmes.
- Ce souhait est partagé par d’autres supportrices parisiennes, qui espèrent voir des clubs de France et d’Europe adopter à leur tour ce type de distributeurs dans leurs stades.
Cinq mille protections par soir de match
Le dispositif a fait son apparition lors de la première réception de la saison, face à Monaco, au mois d’août, selon ICI Paris Ile-de-France, qui a révélé l’initiative le jeudi 8 octobre. Le principe repose sur un suivi régulier : avant chaque match, les boîtes doivent être vérifiées puis remplies, afin que le stock reste disponible tout au long de la soirée.
L’information a ensuite été reprise par franceinfo, qui détaille la genèse du projet et donne la parole à la direction parisienne comme aux supportrices.
Un projet mûri pendant plus d’un an
Le club de la capitale n’a pas agi dans la précipitation. L’idée circulait en interne depuis plus d’un an avant de se concrétiser. Elle est partie de discussions menées avec des spectatrices, explique Stéphanie de Buck, directrice RSE (responsabilité sociétale des entreprises) du PSG, qui la relie à l’évolution des tribunes : selon elle, « le public au Parc des Princes se féminise d’année en année ». Les échanges avec des supportrices ont nourri le projet, qui consiste « bien évidemment » à « accompagner cette évolution en faisant en sorte que chaque supportrice se sente pleinement accueillie ».
Sur chaque distributeur, un petit panneau résume l’esprit de la démarche :
« Parce qu’un imprévu ne devrait jamais gâcher le match »
Écriteau du Paris Saint-Germain au Parc des Princes
Quelques semaines après la mise en service, la dirigeante dresse un premier bilan des réactions recueillies : les premiers retours sont « vraiment très positifs ». Beaucoup de supportrices leur disent que l’initiative est « simple, mais très utile », puisqu’elle répond à une situation déjà vécue par beaucoup de femmes.
Un cercle encore restreint dans le football français
Paris n’ouvre pas la voie : d’autres clubs avaient déjà franchi le pas. Mais la liste des enceintes équipées reste courte, de l’élite jusqu’au troisième échelon.
| Division | Clubs équipés |
|---|---|
| Ligue 1 | PSG, Paris FC, Auxerre, Troyes |
| Ligue 2 | Dunkerque |
| Ligue 3 | Rouen |
En championnat de première division, quatre formations seulement proposent donc ce service à leurs spectatrices. Le voisin parisien du PSG, le Paris FC, figure parmi elles.
Les supportrices saluent, et regardent au-delà du Parc
Dans les tribunes, l’accueil est enthousiaste. Makessa et Mariam, fondatrices des Dames du Parc, premier fan club entièrement féminin du PSG, y voient un geste fort : « C’est une super initiative de la part de notre club ! C’est une pensée pour les femmes, le Paris-Saint-Germain est au courant qu’aujourd’hui il y a énormément de femmes au Parc les soirs de matchs. »
Maëlle, abonnée depuis de longues années avec sa mère, juge cette solution indispensable, y compris dans une enceinte sportive. Elle va plus loin : « Je trouve que c’est une très bonne initiative de la part de mon club parce que pour moi, ça devrait être logiquement présent absolument partout. »
Ce souhait est partagé par d’autres supportrices parisiennes, qui espèrent voir des clubs de France et d’Europe adopter à leur tour ce type de distributeurs dans leurs stades.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Валерий Дед. Licence : CC BY 3.0.



